Aujourd’hui, en Europe, on parle beaucoup du nationalisme. On en parle avec crainte lorsqu’on voit ressurgir les vieux démons qui, au siècle dernier, nous ont fait tant de mal. Deux guerres mondiales et les horreurs innommables nous ont montré à quelles extrémités le nationalisme replié sur lui-même et sur ses peurs pouvait conduire. En ce moment, les résultats électoraux dans la plupart des pays européens sont un signal inquiétant contre lequel il faut savoir lutter vigoureusement.

Mais il y a aussi un autre nationalisme qui consiste à rassembler, à unir dans la nation,  en surmontant les différences initiales qu’elles soient des différences raciales, culturelles, religieuses, sexuelles, etc. La nation est alors un magnifique outil de compréhension mutuelle et de volonté de vivre ensemble.

C’est ce que les Français ont vécu avec la victoire de leur équipe de football. Non seulement cette victoire a été un bel exploit sportif mais elle a été l’occasion d’une explosion sentimentale de joie à se sentir rassemblés autour d’un même drapeau et d’un même idéal.

Dès lors ce nationalisme-là irradie des forces positives. Et l’on aimerait que, un jour, le sentiment européen puisse avoir la même force et le même rayonnement. Mais il faut du temps, beaucoup d’énergie et une véritable vision…

Vive la France, vive l’Europe !

Catherine Lalumière