« La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent. 

La contribution qu’une Europe organisée et vivante peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien des relations pacifiques ». 

Ainsi débutait la déclaration prémonitoire que Robert Schuman, Ministre des Affaires étrangères du gouvernement Bidault, prononça le 9 mai 1950 dans le salon de l’horloge du Quai d’Orsay, préfigurant les grands traits de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier, dont le Traité constitutif fut signé l’année d’après. 

72 ans plus tard, ses propos raisonnent avec une ardente actualité.  

Oui, l’Europe, c’est la paix ; et ce « capital » est précieux et fragile, notamment quand on fait face à une guerre telle que celle qui touche le continent européen depuis le 24 février dernier, avec l’invasion inqualifiable de l’Ukraine par la Russie, et les menaces réitérés par Vladimir Poutine de passer désormais à l’échelon supérieur, menaçant d’utiliser des armements « non conventionnels » (armes nucléaires, radiologiques, biologiques ou chimiques).   

La paix n’est jamais acquise ; elle est le fruit, on le sait, d’une recherche permanente de compréhensions et d’équilibres entre les Etats ; mais elle suppose aussi, dans le même temps, pour nous européens, l’ardente obligation de nous affirmer en tant que puissance, l’urgence d’agir de manière unitaire et la volonté de rappeler nos valeurs et notre identité. Celles-ci ne se dissolvent pas, en effet, dans l’autoritarisme et l’illibéralisme pratiqués à l’Est de notre continent.  

La démocratie que des millions d’ukrainiens appellent de leur vœux en regardant vers l’Ouest n’est ni faible, ni désarmée ; nous devons simplement aujourd’hui, au pied du mur, la renforcer et la matérialiser dans des chantiers majeurs : créer une vraie Europe de l’énergie, résiliente et souveraine ; bâtir une Europe de la Défense dotée d’une stratégie autonome et d’une industrie mutualisée ; enfin, envisager d’urgence le deuxième volet d’une nécessaire relance européenne pour soutenir les pans entiers de nos économies fragilisées tour à tour par la pandémie sanitaire et le conflit russo-ukrainien. 

 

Depuis seize années, les 9 mai, la Maison de l’Europe de Paris célèbre l’Europe dans la capitale ; cette année, les réjouissances cèderont le pas à la nécessaire solidarité et à l’espoir que, toutes et tous, nous souhaiterons adresser au peuple ukrainien. Avec la certitude que les Parisiennes et les Parisiens seront nombreux, samedi 7 mai, devant le parvis de l’Hôtel de Ville pour cette Journée de l’Europe 2022 qui symbolisera le soutien fort de notre capitale à ce pays victime de barbaries et d’atrocités que nous avions oubliés depuis la deuxième guerre mondiale.  

Au programme pour cette journée : le village européen en présence d’une quarantaine d’associations partenaires et avec une tente dédiée aux institutions, une série de débats sur des enjeux d’actualité, un concert du soir, des projections de film et d’autres surprise à découvrir.  

 

La Maison de l’Europe de Paris et ses partenaires vous attendent nombreux sur le parvis de l’Hôtel de ville ce 7 mai !  

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Michel DERDEVET, président de la Maison de l’Europe de Paris

04/05/2022