Nous voyons se terminer l’année 2020 sans regret et nous nous souhaitons mutuellement tous une bonne année 2021 car nous avons tous besoin d’espérance.

Mais quelle époque !

Toutefois, en vérité, en Europe et pour les européens, il y a dans la situation actuelle de vraies raisons d’espérer.

Quelques exemples :

– Evidemment le premier espoir qui vient à l’esprit est la fin de la pandémie qui nous a tous paralysés depuis des mois. Incontestablement les savants qui ont mis au point les vaccins en un temps record ont fait un travail magnifique et on a des raisons de penser que 2021 nous sortira de cette atmosphère démoralisante et nous permettra de commencer à corriger les énormes difficultés économiques et sociales que l’on déplore aujourd’hui.

– Mais, en 2020, l’Europe a aussi connu un autre choc : le Brexit. C’était un coup dur pour le projet européen qui souhaitait réunir tous les pays d’Europe. Toutefois – autre raison d’espérer – face à la décision britannique, les 27 autres membres sont restés bien soudés. C’est à mettre au crédit des Présidences de l’Union qui se sont succédées depuis 4 ans et c’est surtout à mettre au crédit du négociateur chef de file de l’équipe chargée de ce travail, à savoir notre compatriote Michel BARNIER qui a su ménager les susceptibilités des uns et des autres et défendre calmement et avec fermeté les intérêts de l’Union. En définitive, c’est le Royaume Uni qui, aujourd’hui, a fragilisé son unité. L’Irlande du Nord et l’Ecosse le montrent tous les jours. Et c’est l’Union européenne qui s’est comportée plus unie qu’on ne le craignait.

– Une autre raison d’espérer est le plan de relance économique et sociale finalement adopté par l’Union européenne pour encourager la reprise après les dégâts causés par le coronavirus. Non seulement le montant financier du plan est relativement important, mais la méthode utilisée pour son adoption est un progrès vers plus de solidarité entre les Etats de l’Union, entre les riches et les moins riches et, finalement, vers « plus d’Europe ».

– Certes, les 27 pays et leurs dirigeants ne sont pas exactement sur la même ligne, ni au même niveau. Mais, en cette période de très grands bouleversements mondiaux (problèmes environnementaux, problèmes de migrations massives, émergence d’une nouvelle grande puissance, la Chine, convulsions de la démocratie de notre grand allié américain …) face à tout cela les européens semblent prendre conscience que, plus que jamais, ils ont besoin les uns des autres pour défendre non seulement leurs intérêts économiques mais aussi leurs valeurs culturelles pour ne pas dire de « civilisation » …

Si cela se confirme, nous avons de grandes raisons d’espérer…

Catherine Lalumière

Présidente

05/01/2021