D’après un communiqué de presse de la Commission européenne du 21/07/2020

 

Après quatre jours et trois nuits de négociations, les 27 dirigeants de l’Union européenne ont trouvé ce mardi matin un accord historique sur un plan de relance de 750 milliards d’euros et le futur cadre financier pluri-annuel pour l’UE (document en anglais) pour faire face à la crise économique provoquée par la pandémie de COVID-19.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a déclaré que l’Europe a maintenant la possibilité de sortir plus forte de la crise. “Nous avons négocié quatre longues journées et nuits, plus de 90 heures, mais cela en a valu la peine. Cet accord est un signal de capacité d’agir en Europe. Aujourd’hui, nous avons franchi une étape historique, nous pouvons tous en être fiers“.

Elle précise que le budget européen et plan de relance NextGenerationEU sur lesquels les Etats-membres se sont mis d’accord représentent ensemble un volume considérable de plus de 1,8 milliards d’euros, soit plus de 5 % du produit intérieur brut de l’UE : “L’Europe a toujours le courage et l’imagination de penser grand! L’Europe réussit à répondre de manière énergique à cette crise sans précédent, en associant solidarité et responsabilité.”

Elle regrette toutefois que “dans leur recherche d’un compromis, les dirigeants ont procédé à des ajustements de grande ampleur, par exemple dans les domaines de la santé, de la migration, de l’action extérieure et d’InvestEU”.

 

De son côté, Thierry Breton, le Commissaire européen chargé du marché intérieur, s’est également félicité de cet accord:

“C’est vraiment un jour historique. Qui eût pensé il y a quelques mois, avant la crise du COVID-19, voir l’Europe emprunter pour l’Europe, emprunter pour les Européens ? (…) Pour la première fois, l’Europe va emprunter massivement pour que la solidarité joue entre chaque Etat. C’est un pas tout à fait nouveau.”

Il poursuit en expliquant que ce plan va être remboursé à très long terme parce que cette crise est inédite, mais qu’on ne va pas créer un impôt pour les Européens :  “Ce ne sont pas les Européens qui vont payer, c’est aux frontières qu’on va mettre des taxes permettant d’accéder au marché intérieur (…) . On l’étend au numérique, on l’étend au carbone, on l’étend au plastique”, détaille-t-il, y voyant la possibilité de devenir le premier continent vert et le premier continent numérique de la planète.

Sur la répartition entre prêts et subventions, Thierry Breton estime que “ce qui est important, c’est que l’enveloppe de 750 milliards demeure. Il y a un peu plus de prêts, il y a un peu moins de subventions. (…) Ce qui est important c’est que chaque Etat de l’Union ait accès aux mêmes ressources.”

 

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22/07/2020