L’hymne à la joie joué dans la nuit du 7 mai, dès le 8 mai la visite cordiale, voire chaleureuse, du nouveau Président français à la Chancelière allemande pour parler d’une refondation de l’Europe, le ministre des affaires étrangères chargé d’abord et explicitement de l’Europe… Bref, l’ère Macron commence incontestablement sous l’étoile de l’Europe.

Ce n’est pas nous qui nous plaindrons de tous ces signes encourageants.

Evidemment, personne ne peut encore crier victoire. Mais le ciel s’éclaircit.

D’ores et déjà l’atmosphère a changé. En évoquant l’Europe, on parle désormais, de plus en plus, de dynamisme, de volonté politique, de nouveauté, de jeunesse, de renaissance, et un peu moins de crise, de dépression, de malheur. Oh, certes, on ne doit pas masquer l’ampleur des problèmes qu’il faudra bien résoudre. Mais l’air est plus léger…

Nos voisins d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne et d’ailleurs le disent ouvertement. L’Europe est en train de retrouver la France qu’ils ont connue à diverses reprises dans le passé. Celle qui était à la pointe de la construction européenne.

Le chemin reste jonché d’épines. Mais on est sur le bon chemin. On « semble » être sur le bon chemin…

Catherine Lalumière